jeudi 16 février 2012

...attention

http://florence-arrighi.blogspot.com/







Dans la forêt

 Evanouie dans la contemplation d’une brindille
 Bouleversée par le moindre battement de cils
Un peu comme une mère
portée disparue
  dans l’amour de son enfant
Elle capture l’infime
se repère à un mouvement de lèvres
Suit une courbe de doigts
Reprend son souffle dans un bâillement
Elle est si près de son cœur
Qu’elle entend la vie battre le tambour
Il n’y a qu’elle qui écoute
Il n’y a qu’elle qui voit
Il n’y a qu’elle qui s’émerveille tout le temps
Les autres poliment s’ennuient ,se lassent ,
s’effacent…

Elle reste seule dans la forêt
Parfois elle y croise un poète ou un ange









.

...ronds de bosses

http://florence-arrighi.blogspot.com/












"La meilleure façon d’apprendre la sculpture
Est le rêve
Lorsque l’on possède
Une branche d’églantier en fleur
Il ne s’agit pas de choisir"
                                                 
                                                   Remus Botarro






.

lundi 13 février 2012

samedi 11 février 2012

...blanche neige

http://florence-arrighi.blogspot.com/










sculpteur éphémère
la neige
fait des moulages
prends des empreintes 
de la forêt
je suis son sillage
et photographie ces portraits









.

mercredi 8 février 2012

...affinité

http://florence-arrighi.blogspot.com/









s'immerger dans la forêt
jusqu'à se sentir
comme un poisson dans l'eau 






.

dimanche 5 février 2012

lundi 23 janvier 2012

...vis-à-vis





simplement  me rejouir de deux branches
une noire et une blanche...



Caroline Nugues, artiste et enfant du village 






.

lundi 16 janvier 2012

...bois




"Aux petites filles on apprend que Dieu existe
et qu'il a la couleur de leurs yeux.
Alors elles le croient.
Alors elles attendent.
En attendant,
pour passer le temps de vivre,
par impatience ou pour faire comme leur mère,
elles se marient.
Dès ce jour Dieu s'en va.
Il déserte la maison,
comme un qui ne trouve plus le repas ou le silence à son goût.
Il s'en va pour toujours.
Il laisse en s'éloignant l'attente qu'elles ont de lui.
C'est une attente immense.
C'est une attente à quoi personne ne sait répondre.
On touche à la démence.
Dans l'attente amoureuse des jeunes femmes,
dans cette passion purifiée par l'absence,
on touche à quelque chose comme la folie.
Aucun homme ne s'aventure dans ces terres désolées de l'amour.
Aucun homme ne sait répondre à la parole silencieuse.
Les hommes retiennent toujours quelque chose auprès d'eux.
Jusque dans les ruines,
ils maintiennent une certitude
- comme l'enfant garde une bille dans le fond de ses poches.
Quand ils attendent,
c'est quelque chose de précis qu'ils attendent.
Quand ils perdent,
c'est une seule chose qu'ils perdent.
Les femmes espèrent tout,
et puisque tout n'est pas possible
elles le perdent en une seule fois -
comme une manière de jouir de l'amour dans son manque.
Elles continuent d'attendre ce qu'elles ne croient plus.
C'est plus fort qu'elles.
C'est bien plus fort que toute pensée.
C'est dans cette nuit qu'apparaissent les enfants..." 
 
                                 Christian Bobin - La part manquante
 
 
 
 
.

mercredi 11 janvier 2012

...aux fils du temps










Mon coeur est ainsi fait
de liens nécessaires
et de noeuds inextricables







.

lundi 9 janvier 2012

...filtre magique











Voir
  la main du soleil
ruisseler à travers bois 
Boire
un filet de lumière
au bout de ses doigts
glisser
 sur les courbes
d'une feuille
d'une branche
d'un instant





.




samedi 31 décembre 2011

...entretenir la flamme






 éclairer la nouvelle année
la nouvelle saison
le nouveau mois
la nouvelle semaine
le nouveau jour
la nouvelle heure
la nouvelle minute
la nouvelle inspiration
de chaque instant
que la vie brûle







.




.

mercredi 28 décembre 2011

...la passagère








feuille
légère

 en chemin
vers demain

aujourd'hui
j'ai cinquante ans







.

vendredi 23 décembre 2011

mardi 20 décembre 2011

...bulles de Noël









dans une bulle d'or
au bord de l'eau
toute la magie de Noël




.

...mon beau sapin









                                





ça pourrait suffire à rendre heureux
la contemplation d'un bel arbre
comme ce pin du chili
Araucaria








.

jeudi 15 décembre 2011

...se cacher








se terrer
se blottir
se nicher
partir
se dissimuler
se réfugier


pour mieux te voir



.


vendredi 9 décembre 2011

...ces jours sombres






où tout s'emmêle
et nous emprisonne
tout accroche
et blesse
tout déchire
et fait mal




et pourtant

 les traverser quand même



.

jeudi 8 décembre 2011

...lignes de vagues











Mon regard frappe les vagues,la lumière des vagues.
Chaque vague est un battement de cils.
Combien y a-t-il d'yeux dans la mer ?
Je respire la vague qui se brise.

Les lignes de vagues deviennent un univers de points
qui reflètent la lumière.

Respirer l'air de la mer,c'est comme respirer la lumière.

                                                      Giuseppe Penone






.

mercredi 7 décembre 2011

...l'arbre blanc








"Le héros comme tronc d'arbre
sang de héros comme blessure"

                     Giuseppe Penone






.