jeudi 29 mars 2012

...honte à ceux

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Puissance et fougue irrésistible,
Force créatrice et indomptable
fécondité
Support du monde,
support de la création,
il porte sur lui le poids de la terre
symbole lunaire

Le sacrifice des taureaux évoque la domination de l'homme sur l'esprit indomptable, la lutte du bien contre le mal. C'est aussi dans ce sacrifice que se trouve l'accès à la lumière.
Divinité funéraire,
animal royal et primordial,
il évoque aussi la souveraineté guerrière. 
génie du vent,
sublimation de la force vitale qui permet l'ouverture au monde spirituel.
Force incontrôlée sur laquelle toute personne consciente cherche à établir sa domination,
 le taureau évoque la domination perverse.
Dans les mythes, on dresse les taureaux aux pieds d'airain,
ce qui signifie dompter la fougue des passions, dompter ses désirs instinctifs.











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Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous , débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez sublimes animaux.
A voir ce que l'on fut sur terre et ce qu'on laisse,
Seul le silence est grand; tout le reste est faiblesse.
--Ah! je t'ai bien compris, sauvage voyageur,
Et ton dernier regard m'est allé jusqu'au coeur.
Il disait: " Si tu peux, fais que ton âme arrive,
A force de rester studieuse et pensive,
Jusqu'à ce haut degré de stoïque fierté
Où, naissant dans les bois, j'ai tout d'abord monté.
Gémir, pleurer prier est également lâche.
Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."
Alfred de Vigny

vendredi 23 mars 2012

lundi 19 mars 2012

...l'heure rouge

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quand les lévres du soleil
embrasent le coeur de la terre
le bois se pare des couleurs
de l'incendie








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mardi 13 mars 2012

...zone

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 feuilles
territoires de la forêt
leurs frontières
la lumière
leurs voies
l'énergie
leurs lois
respirer







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jeudi 8 mars 2012

...épidémie

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"la créativité est contagieuse.
Propagez-la."


                      Albert Einstsein







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mercredi 7 mars 2012

... les petites choses

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qui illuminent
les chemins de leur grâce
infiniment discrète





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vendredi 2 mars 2012

...la part de l'Ombre

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« Le point de départ est simple : la plupart des hommes ignorent leur ombre. »
 (Elie G. Humbert).


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jeudi 16 février 2012

...attention

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Dans la forêt

 Evanouie dans la contemplation d’une brindille
 Bouleversée par le moindre battement de cils
Un peu comme une mère
portée disparue
  dans l’amour de son enfant
Elle capture l’infime
se repère à un mouvement de lèvres
Suit une courbe de doigts
Reprend son souffle dans un bâillement
Elle est si près de son cœur
Qu’elle entend la vie battre le tambour
Il n’y a qu’elle qui écoute
Il n’y a qu’elle qui voit
Il n’y a qu’elle qui s’émerveille tout le temps
Les autres poliment s’ennuient ,se lassent ,
s’effacent…

Elle reste seule dans la forêt
Parfois elle y croise un poète ou un ange










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...ronds de bosses

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"La meilleure façon d’apprendre la sculpture
Est le rêve
Lorsque l’on possède
Une branche d’églantier en fleur
Il ne s’agit pas de choisir"
                                                 
                                                   Remus Botarro






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samedi 11 février 2012

...blanche neige

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sculpteur éphémère
la neige
fait des moulages
prends des empreintes 
de la forêt
je suis son sillage
et photographie ces portraits









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mercredi 8 février 2012

lundi 23 janvier 2012

...vis-à-vis





simplement  me rejouir de deux branches
une noire et une blanche...



Caroline Nugues, artiste et enfant du village 






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lundi 16 janvier 2012

...bois




"Aux petites filles on apprend que Dieu existe
et qu'il a la couleur de leurs yeux.
Alors elles le croient.
Alors elles attendent.
En attendant,
pour passer le temps de vivre,
par impatience ou pour faire comme leur mère,
elles se marient.
Dès ce jour Dieu s'en va.
Il déserte la maison,
comme un qui ne trouve plus le repas ou le silence à son goût.
Il s'en va pour toujours.
Il laisse en s'éloignant l'attente qu'elles ont de lui.
C'est une attente immense.
C'est une attente à quoi personne ne sait répondre.
On touche à la démence.
Dans l'attente amoureuse des jeunes femmes,
dans cette passion purifiée par l'absence,
on touche à quelque chose comme la folie.
Aucun homme ne s'aventure dans ces terres désolées de l'amour.
Aucun homme ne sait répondre à la parole silencieuse.
Les hommes retiennent toujours quelque chose auprès d'eux.
Jusque dans les ruines,
ils maintiennent une certitude
- comme l'enfant garde une bille dans le fond de ses poches.
Quand ils attendent,
c'est quelque chose de précis qu'ils attendent.
Quand ils perdent,
c'est une seule chose qu'ils perdent.
Les femmes espèrent tout,
et puisque tout n'est pas possible
elles le perdent en une seule fois -
comme une manière de jouir de l'amour dans son manque.
Elles continuent d'attendre ce qu'elles ne croient plus.
C'est plus fort qu'elles.
C'est bien plus fort que toute pensée.
C'est dans cette nuit qu'apparaissent les enfants..." 
 
                                 Christian Bobin - La part manquante
 
 
 
 
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mercredi 11 janvier 2012

lundi 9 janvier 2012

...filtre magique











Voir
  la main du soleil
ruisseler à travers bois 
Boire
un filet de lumière
au bout de ses doigts
glisser
 sur les courbes
d'une feuille
d'une branche
d'un instant





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samedi 31 décembre 2011

...entretenir la flamme






 éclairer la nouvelle année
la nouvelle saison
le nouveau mois
la nouvelle semaine
le nouveau jour
la nouvelle heure
la nouvelle minute
la nouvelle inspiration
de chaque instant
que la vie brûle







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mercredi 28 décembre 2011