lundi 25 mars 2013

...ouï-dire

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il parait qu'elle écoute l'herbe pousser
il faut dire qu'elle est un peu folle aussi









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...aller dans le printemps

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Rien d'autre aujourd'hui

que d'aller dans le printemps
rien de plus


Buson Yosa









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lundi 18 mars 2013

...fractales






Dans mon début est ma fin.
Je suis ici.
Ou là, ou ailleurs.
Dans mon début .
Ce que nous nommons le début est souvent sans fin.
La fin est l'endroit d'où nous partons."

T.S.Eliot





...séjour

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Nous sommes ici
Pour apprendre à être éternels.

Nous n'y sommes venus que pour mourir
Auprès des fleuves.
Ils sont l'unique forme d'immortalité
A laquelle nous pouvons atteindre.

Nous passons de la poussière à l'agonie
En frôlant la gloire
Et la gloire est poussière.

L'ici est une étape, auberge des heures,
Une visite de courtoisie
Pendant laquelle nous apprenons bien vite.

Raùl Rivero -Souvenirs oubliés-





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mardi 12 mars 2013

...sentir

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L'encens bleu du maquis
l'odeur de la méditerranée
la rosée de mer
le romarin









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dimanche 10 mars 2013

...ni mots,ni images

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"Les bois sont pleins d'une puissante sensualité. Peut-être n'y trouve-t-on pas autant d'espèces vivantes que dans d'autres milieux, mais, par les impressions sensorielles qu'on y éprouve, il n'en est assurément aucun d'aussi riche et q'aussi intense.
Nulle part ,les deux grands moyens de reproduction contemporains, l'écrit et la photographie, ne sont plus désemparés, et moins aptes à capturer le son(ou l'absence de son) et les senteurs, les températures et les humeurs, la totalité vivante et vivace, les degrés divers d'attirance verticale ,d'intégration aux différentes formes de vie, la subtilité intriquée de leurs relations.
A maints égard, les bois sont comme la mer: sensuellement beaucoup trop variés, beaucoup trop immenses pour que les mots ou l'objectif en puissent capter autre chose que des surfaces ou des aperçus . Les uns comme l'autre sont la défaite des appareils optiques, des toiles et des cartons à dessin, les uns comme l'autre sont impossible à encadrer ; et les mots, désespérément trop laborieux et ressassés pour en rien saisir, sont tout aussi vains que les images."
John Fowles - l'arbre -










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dimanche 3 mars 2013

...l'arbre et la forêt

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n'en préciser qu'un
il contient tous les autres









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mardi 26 février 2013

...au plus près de l'âme








"Un groupe d'aborigènes australiens s'avançait un jour dans un paysage aride, en compagnie d'un ethnologue. Celui-ci , qui notait soigneusement tous leurs faits et gestes,remarqua que de temps en temps le groupe,composé d'hommes et de femmes,s'arrêtait un moment plus ou moins long. Ils ne s'arrêtaient ni pour manger,ni pour regarder quelque chose, ni pour s'asseoir ou se reposer. Simplement ils s'arrêtaient.L'ethnologue , après deux ou trois arrêts, leur en demanda la raison.

" C'est très simple,répondirent-ils,nous attendons nos âmes"

L'ethnologue demanda quelques explications supplémentaires. Il comprit ainsi que de temps à autres,les âmes s'arrêtaient en chemin pour regarder, ou sentir,ou écouter quelque chose qui échappait aux corps. C'est pourquoi,alors que les corps continuaient à marcher,les âmes s'arrêtaient quelquefois pendant une heure. Il fallait les attendre."



Mon appareil photo est un le petit véhicule qu'à trouvé mon âme pour se tenir toujours à mes côtés!








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samedi 23 février 2013

...en rêve

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"parce que mes fleurs s'aimaient"
elle me disait que c'était beau
et elle pleurait
je lui disais ce ne sont pas mes mots
et je pleurais aussi
ils sont de Boris Vian
et en me réveillant
il fallait que je m'en souvienne
et je ne sais pas pourquoi

"parce que mes fleurs s'aimaient"






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jeudi 21 février 2013

...pas à pas









dans ses bras
la forêt suit mon coeur
qui suit son battement
qui suit ma cassure
qui suit sa brisure 
qui suit mon regard
qui suit sa lumière
qui suit ma joie
qui suit son rire
qui suit ma peau
qui suit son corps
qui suit mon émotion
qui suit sa vibration
éternellement cachée
à l'ennui qui traverse
pas à pas
sans rien voir
que des branches 
 de la boue
et l'écho de sa misère







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mercredi 20 février 2013

...le livre de choeur

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qui tourne et efface ces pages 
au rythme des heures







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mardi 5 février 2013